Je suis né le 25 décembre 1941. Trois semaines après Pearl Harbor. Sept mois après Bob Dylan." C’est ainsi qu’Alain Dister aimait à se présenter.
" Entre 1966 et 1969, j’ai vécu la plupart du temps en Amérique. C’est là que je me suis mis sérieusement à la photographie, et à l’écriture.(…)
La chance m’y a fait rencontrer des gens merveilleux, proches de la communauté Family Dog. Dès 1967, j’envoie des articles et des photos à Rock&Folk sur la scène hippie du Haight-Ashbury, où j’habite.
De retour en France, je travaille de manière plus soutenue pour la presse rock, tout en produisant des émissions de radio, des films documentaires pour la télévision, des expositions de mes photographies et des biographies de héros du rock’n’roll, bon prétexte pour les approcher et leur tirer le portrait."
Alain Dister était, en effet, un excellent connaisseur des mouvements des sixties. Son ouvrage, Oh hippie, days !, rend particulièrement bien compte de l'Amérique de la fin des années 60 (la libération sexuelle, les drogues, la musique psychédélique, etc.), qu'il a lui même vécue.
Il a également écrit de nombreux ouvrages sur le rock et ses grandes figures (Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Pink Floyd, The Cure, Frank Zappa, Beatles, Grateful Dead). Artiste renommé, notamment connu pour ses photographies du monde du rock'n'roll et des États-Unis des années 1960, il a exposé ses œuvres dans divers musées et galeries à travers le monde.
Alain Dister était producteur pour France Culture et critique d'art pour la revue Connaissance des arts. Il vivait et travaillait à Paris et en Bourgogne.
Arnaud Contreras, commissaire de l'exposition Alain Dister. www.a360.fr
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